Nous avons donc repris la route le mercredi après-midi de ntre semaine de vacances, sous des trombes d'eau, vers l'Est du département de la Savoie, du coté de la Tarentaise et d'un petit village cher à nos coeurs pour de nombreuses raisons.

Ce petit village c'est Peisey-Nancroix devenue station de ski connue sous le nom de Peisey-Vallandry depuis sa liaison avec La Plagne et les Arcs.

 L'attachement de ma famille à ce petit village date de bien longtemps, puisqu'en 1948 un des frères de mon papa (il en avait 3) s'est tué en sauvant sa cordée, lors d'une ascension du coté du massif du Bellecôte. Il avait 27 ans et il est enterré au cimetière de Peisey-Nancroix. Je n'ai pas connu cet oncle mais j'en ai souvent entendu parler lorsque j'étais enfant. 

DSC05915

la fontaine à l'entrée du cimetière

La famille de mon papa y retournait souvent et c'est probablement pour cette raison que mes parents avaient choisi en 1962 cette toute petite station, à l'époque, comme destination de nos premiers sports d'hiver (à l'époque nous habitions la banlieue parisienne). C'est donc là que j'ai fait mes débuts de ski:-)!

Nous y sommes retournés l'année suivante et ensuite nous avons changé d'endroits.

Sept années se sont alors écoulées jusqu'à ce mois de juillet 1970 où le hasard a fait que le camp de jeunes de l'aumonerie de mon lycée et de deux autres lycées, tous trois de la banlieue parisienne, se passent dans ce même village de Peisey-Nancroix. Nous étions logés dans un grand chalet de pierre et de bois, perdu en plein alpage, aménagé de façon rudimenataire (à l'époque on n'était moins regardant sur les conditions de sécurité) pour accueillir des groupes. Et parmi les 50 lycéens présents cette année là, il y avait moi bien sûr :-)! mais aussi Papylou qui venait d'un des deux autres lycées ! Nous avions 16 ans 1/2 tous les deux et c'était le début d'une longue et belle histoire :-)!

Nous y sommes retournés l'été suivant avec un plus petit groupe et puis la vie et nos études nous ont séparés pendant quelques années, pour mieux nous retrouver ensuite:-)!

Peu de temps après ce grand chalet a brûlé et les camps ont dû déménager. 

Nous avons retrouvé l'endroit avec Papylou avec un peu de mal tant il a changé du fait de la proximité de la station des Arcs qui  n'existait pas il y a 44 ans. Un nouveau chalet, qui fait partie des gîtes de France, a été construit à l'emplacement exact de l'ancien, en conservant même probablement certains murs.

la maita

à gauche le chalet en 1970 ( si je ne me trompe pas) et à droite le nouveau chalet en 2014

Nous avons aussi retrouvé la ferme située un peu plus haut dans la montagne, où nous allions chercher le lait à pied, à tour de rôle, tous les soirs,  dans des gros bidons que nous portions ( enfin pas moi) sur le dos!

DSC05940

Papylou l'a reconnue moi pas du tout, d'autant plus qu'elle est entourée aujourd'hui de tous les cotés par des télésièges qui ont transformé le paysage! Cette ferme, reprise il y a quelques années par des jeunes agriculteurs, propose aux randonneurs des goûters préparés avec leurs produits, tous les jours, sauf le 15 Août jour où nous sommes montés ! Et dire que je me régalais d'avance d'une tarte aux myrtilles que je n'ai hélas pas pu manger:-)!

 

 J'ai continué pour ma part à faire des camps du coté de Peisey pendant quelques étés, mais en tant qu'animatrice cette fois.

Et c'est à coté d'une chapelle  du XVIII ème siècle classée aux monuments historiques, Notre Dame des Vernettes, que nous avons désormais planté nos tentes durant plusieurs étés, avec des groupes d'une cinquantaine de collégiens, mais nous pouvions utiliser la maison d'accueil accolée à l'église pour faire la cuisine et nous abriter en cas de grosses pluies.

Nous avons eu moins de difficultés à retrouver la chapelle qui n'a pas changé du moins à l'extérieur puisqu'elle a été entièrement restaurée à l'intérieur en 2008 grâce à la mairie de Peisey.

DSC05905

à droite la maison d'accueil qui nous servait d'abri

vernettes

cette chapelle est située sur le circuit des chemis du baroque de Tarentaise.

 Malgré le temps plus que gris et froid nous garderons de ces trois jours un vrai grand et beau souvenir et nous nous sommes promis d'y revenir avant 44 ans:-)!

Et pour rentrer sur Lyon comme le temps était enfin redevenu presque beau, nous avons emprunté le chemin des écoliers en passant par le col de l'Iseran et sa route toujours aussi vertigineuse 

iseran

avec un arrêt à Bonneval sur Arc, classé parmi les plus beaux villages de France parce qu'il a su garder toute son authenticité.

bonneval1

 

Troisième et dernière semaine de vacances dans 3 semaines plus au Sud, mais d'ici là je serai repassée ici:-)!

Bon week-end !