En ce début du mois de juin (le premier pour moi en tant que retraitée) je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour tous les instituteurs et professeurs des écoles (je n'ai jamais aimé cette nouvelle appellation et même si je suis devenue professeur des écoles en fin de carrière, je continue à dire que j'étais instit) pour lesquelles ce dernier mois de l'année est symbole de fatigue et stress ( et qui contrairement aux profs de collège et de lycées, auront jusqu'aux derniers jours de juin , voire même début juillet cette année, leurs élèves en face d'eux dans leurs classes!).

Fatigue, parce que c'est la fin de l'année que le trimestre est long et que les enfants sont souvent eux aussi fatigués et donc énervés et agités.

Stressés parce que c'est le mois des kermesses (kermesse rime avec stress en plus) et qu'il est difficile quand on n'est pas enseignant de se rendre compte de ce qu'est la préparation d'une kermesse, notamment quand on monte, pour l'occasion, (comme c'est la plupart du temps le cas en maternelle) un spectacle avec les enfants avec tout ce que cela comporte:choix du thème s'il y en a un commun à l'école, de la musique, invention de la chorégraphie ou de la mise en scène, répétitions (qui doivent rester un plaisir pour les enfants et non une corvée, ce qui est souvent le cas quand ils ont  à subir  le stress et l'énervement de leur instit) fabrication des costumes avec les enfants à l'école, mais aussi souvent le soir et le week-end à la maison, parfois aussi des décors ..).Je ne vous dis pas le nombre d'heures suplémentaires passés à l'école durant cette période!!!

C'est aussi le mois des sorties de fin d'année, des évaluations, des réunions pour préparer la rentrée suivante, des commandes de fournitures....j'en passe et des meilleurs.

Un mois que je ne regrette pas de ne pas vivre de l'intérieur cette année, tant j'avais l'impression chaque fois que je n'arriverai jamais à tout faire (papylou non plus ne le regrette pas !). Les pires mois de juin ont été les cinq durant lesquels j'étais directrice et où j'avais en plus de tout le reste, à gérer les inscriptions, les répartitions des enfants dans les classes, les travaux à prévoir avec la mairie, etc..

Au final on arrivait quand même à tout faire et lorsque le dernier jour de classe était là, c'était même avec une certaine tristesse qu'on disait au revoir aux petits élèves avec qui on avait vécu une année scolaire.

Alors bon courage à tous!

Comme j'ai constaté que je n'avais que très peu ou pas de photos de ces kermesses, je vous mets ma première photo de classe en tant qu'instit. C'était à Paris en 1973 et les enfants qui sont sur la photo sont nés en 1968!! On sait jamais y'en a qui se reconnaitront peut-être!

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