Tout comme le 29 août, le 4 septembre fait maintenant lui aussi partie des dates que je n'oublierai jamais et qui jalonnent le chemin de ma vie.

Il y a un an en effet que mon papa est parti. Et même si je suis sûre qu'aujourd'hui il est plus heureux là où il est qu'il ne l'était ici les derniers mois de sa vie, il n'est pas un jour sans que je pense à lui.

Et il est un PetitBilou qui y pense aussi, puisque cet été par deux fois il en parlé et je voulais en ce jour anniversaire, vous raconter ces deux moments, oh! combien touchants, qui m'ont été rapporté par Filleainée.

Le premier c'est au cours de la visite d'un tumulus en Bretagne. Pendant que le guide expliquait qu'autrefois on y mettait les gens très importants après leur  mort, PetitBilou jouait avec des petits cailloux et Filleainée pensait qu'il n'écoutait pas beaucoup. Pourtant quelque instants plus tard il déclarait à sa maman: "je sais pas pourquoi mais ça me fait penser à Grand-Papylou (mon papa) quand je suis là!"

Le deuxième c'est un matin au cours d'une discussion avec ses parents sur les mystères de la naissance, de la vie et de la mort, des sujets qui intriguent beaucoup PetitBilou en ce moment. Il avait bien compris que pour qu'il y ait une naissance, il fallait qu'il y ait rencontre entre une graine du papa et une de la maman. Mais PetitBilou se demandait à quoi cela servait de naître si de toute façon on était ensuite obligé de mourir. Ses parents lui ont expliqué que vivre était une grande chance et qu'il fallait profiter de la vie qui nous avait été donnée.

PetitBilou leur a alors demandé ce qu'il y avait après. Ses parents lui ont répondu que personne ne savait!

PetitBilou a réfléchi un moment et leur a dit : "Grand Papylou lui il sait maintenant! Et ça doit bien le faire rire de voir que nous on sait pas et qu'on se le demande?"

 Et moi je suis certaine que tout là haut  penché au balcon du ciel, Grand-Papylou a souri en entendant PetitBilou parler de lui!

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mon orchidée qui est en fleurs depuis le début du mois de juillet

Et je terminerai ce message avec ce très beau texte, qui est la plus belle des réponses, peut-être, à toutes nos questions!

Lmorn'esrien

 

La mort n'est rien,

je suis seulement passé, dans la pièce à côté.

 
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
 
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
 
Priez, souriez,
pensez à moi,
priez pour moi.
 
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans une trace d'ombre.
 
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
 
Canon Henry Scott-Holland (1847-1918), traduction d'un extrait de "The King of Terrors", sermon sur la mort 1910
Quelquefois attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin

 


  Je suis sûre papa que tu n'es pas loin!